Bien-être des animaux

L'Observatoire Cniel des habitudes alimentaires (Ocha) a conduit, en 2016, une étude sur les facteurs d'inquiétudes des consommateurs concernant les produits alimentaires.

Pour la viande, le bien-être animal correspond à 40 % des réponses. Véronique Pardo, anthropologue à l'Ocha, explique que le bien-être animal est directement lié au bien-être des éleveurs : « Dans la grande majorité des cas, les maltraitances animales arrivent dans des élevages en grande souffrance, économique ou morale. Si l'éleveur se sent bien, l'élevage se sentira bien aussi et les animaux également. »

Il existe une différence fondamentale entre la vision anthropomorphique et égalitaire qu'ont les Français de leurs animaux (chats, chiens…) et la relation aux animaux de rente qu'ont les exploitants. « Ce qui manque aujourd'hui, c'est un terrain de rencontre entre ces deux mondes qui ne se connaissent pas et ne placent pas les animaux et les hommes au même niveau. »

« Il faut différencier les ONG qui travaillent efficacement et de façon constructive avec les éleveurs, sans pour autant les ménager, et les associations dont le pré-requis est l'abolition de l'élevage et un choix de société vegane. Avec ces dernières, la conciliation sera difficile, parce que leur point de vue est trop absolu. Il faut que les éleveurs montrent leur métier, que les gens découvrent l'élevage tel qu'il est », conclut Véronique Pardo.