Covid-19 : Producteurs et travailleurs agricoles des pays en développement victimes de la crise

La crise mondiale née de la pandémie Covid-19 met en exergue la complexité - et la fragilité - des chaînes d'approvisionnement, y compris sur les produits de première nécessité.

Selon les dernières prévisions des Nations Unies, plus de 500 millions de personnes - 8 % de l'humanité - pourraient basculer dans la pauvreté du fait des mesures déjà instaurées et des conséquences économiques de la crise du Covid-19 à plus long terme. De nombreuses mesures mises en place, notamment en France et en Europe, pour contrer la propagation du coronavirus, ont des impacts directs sur la vie de nombreux petits producteurs.

La France, première puissance agricole européenne, importe 20 % de son alimentation. Une situation due à l'impossibilité de produire certaines denrées pour des raisons géographiques et climatiques, mais aussi à la spécialisation poussée des agricultures nationales. Ces aliments (épices, café, cacao, riz, fruits exotiques...) sont principalement produits par des petites exploitations agricoles et familiales situées dans des pays à revenu faible ou intermédiaire d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Des populations particulièrement vulnérables aux aléas de prix et au dérèglement climatique, et principalement basées dans des pays où les systèmes de santé et les infrastructures sont trop faibles pour répondre à des crises pandémiques. 

De plus, les termes des échanges économiques agricoles mondiaux permettent rarement à ces personnes d'avoir une sécurité financière - ou une épargne - qui aurait pu leur permettre de résister aux effets de cette crise. 

Pour Max Havelaar France, la résilience apportée par le commerce équitable doit faire partie de la réponse globale pour contribuer à la sécurité alimentaire. La France et l'Union Européenne doivent agir pour soutenir ces maillons les plus vulnérables des chaînes d'approvisionnement, et changer d'échelle les filières équitables dans le ''monde d'après''.

Source(s) : Communiqué de presse Max Havelaar France
15 avril 2020