États Généraux de l'Alimentation

Les États Généraux de l'Alimentation (EGA) ont été lancés le 20 juillet pour une durée de 4 mois. 500 personnes ont participé à ce lancement, représentant l’ensemble des acteurs et des filières, en présence des ministres concernés.

Les EGA se dérouleront en deux temps. Le 18 juillet, le ministère de l’Agriculture dévoilait le nombre de 14 ateliers, démarrant fin août, les sept premiers sur la création/répartition de la valeur et les sept derniers sur une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. En parallèle, une grande consultation publique est mise en place sur la plateforme participative egalimentation.gouv.

Début octobre, suite aux "ateliers sur le partage de la valeur dans la filière", Emmanuel Macron donnera les premières conclusions de ces États Généraux.

En attendant les premiers résultats, 38 ONG, dont Greenpeace, France Nature Environnement (FNE), Humanité et Biodiversité, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) ou encore Fermes d’avenir, ont interpellé le gouvernement. Elles réclament « une phase de négociations politiques » à la suite des ateliers thématiques. Elles soulignent que certains enjeux semblent être absents des débats, tels que la santé humaine liée à l'environnement, l’adaptation aux changements climatiques, ou encore la préservation de l’environnement marin.

Pour sa part, l’UFC-Que choisir « veillera aux intérêts des consommateurs » et a précisé que sa participation aux futurs débats tiendra compte, entre autres, du « respect des réglementations environnementales existantes avec l’application du principe pollueur-payeur, une réelle incitation à limiter l’utilisation des pesticides et des engrais, et la protection des milieux naturels. » L’association compte également insister sur la « réaffirmation du principe de précaution et la prise en compte des perturbateurs endocriniens dans les procédures d’autorisation des pesticides et des molécules de synthèse. »