Étude sur l'impact de l'alimentation sur l'eau

Des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne se sont intéressés, dans une étude publiée en septembre dans la revue Nature Sustainability, à l’empreinte hydrique de trois pays : la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Ce concept désigne la quantité d’eau prélevée pour produire et transformer des biens alimentaires, consommés dans une région donnée. Les auteurs de ce document ont évalué cette empreinte en fonction de différents régimes alimentaires : avec viande, sans viande mais avec poisson, végétarien. Les résultats présentés découlent de l’utilisation de la méthode Water Footprint. La période de référence de l’étude est 2007-2011.

Premier résultat de cette étude : les Français consomment plus d’eau que les habitants du Royaume-Uni et d’Allemagne pour leur alimentation.

Des écarts qui, selon l’étude, s’expliquent par des habitudes alimentaires et des modes de production différents. La France est une plus grande consommatrice de viande et de vin, des aliments qui, en regard de la méthode utilisée, nécessitent de grandes quantités d’eau.

Autre conclusion tirée par l’étude, une alimentation saine – c’est-à-dire telle que définie par les recommandations publiques (du Programme national nutrition santé, PNNS, dans le cas de la France) – permet de réduire considérablement l’empreinte hydrique d’un pays (de 11 à 35 % dans le cas d’un régime omnivore). Cependant, les régimes pescitariens et végétariens sont encore plus efficaces selon l’étude, avec une baisse de l’impact sur les ressources en eau de 35 à 55 %.

12 novembre 2018