Flou sur les aides bio

L'inquiétude règne sur la pérennité des aides à la bio.

Fin septembre 2017, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé le désengagement de l'État sur le financement des aides au maintien. Aujourd'hui, celles à la conversion seraient aussi dans le viseur : leur réduction de cinq à trois ans serait évoquée dans certaines Régions, comme le fait de les circonscrire à certaines productions. Gestionnaires des enveloppes Feader (Fonds européen agricole), les Régions sont en effet en première ligne, n'en connaissant pas encore la répartition par l'État.

De plus, "Pour financer les engagements sur 2018-2020, il faut une enveloppe de 400 millions d'euros", calcule la Fnab. Si certaines Régions sont, pour l'instant, mieux loties, comme l'Aquitaine qui a confirmé ses soutiens à la conversion et au maintien jusqu'à 2020, d'autres pourraient mettre le futur de leur bio en danger.

Le risque est de ralentir, voire de stopper la dynamique bio, et d'ouvrir les vannes aux importations. Qu'en est-il aussi du paiement des services environnementaux rendus par la bio, annoncé par le Président de la République, avec à la clé 200 millions par an d'aides directes ?

Source(s) : Biofil N° 115
janvier/février 2018