Oui à l'étiquetage des produits OGM

Les pays pourront dorénavant autoriser un étiquetage indiquant la présence d'OGM, sans crainte de poursuites déposées devant l'Organisation mondiale du commerce, a indiqué la FAO le 5 juillet. Le litige, qui dure depuis plus de 20 ans sur la scène internationale, a finalement débloqué à la suite du retrait de l'opposition au projet des États-Unis. C'est la Commission du Codex Alimentarius de l'ONU qui sera chargée d'établir le guide concernant l'étiquetage, grâce à la collaboration d'une centaine d'agences qui supervisent les règles sur la sécurité alimentaire. Les normes nationales, basées sur les recommandations du Codex, ne pourront pas être invoquées comme étant une barrière au commerce. La participation des pays restera toutefois volontaire. Par conséquent, la présence d'OGM dans les produits risque de demeurer inconnue pour les consommateurs. Selon le Globe & Mail, le Canada emprunterait cette ligne de conduite.

De l'autre côté de l'océan, le Parlement européen a pour sa part approuvé une mesure donnant la " possibilité pour les États membres de restreindre ou d'interdire la culture d'OGM sur leur territoire " pour des motifs environnementaux. Le Parlement a fait valoir que l'impact socio-économique pourrait constituer un motif légitime d'interdiction, par exemple lorsque les risques de contamination des cultures traditionnelles ou biologiques ne peuvent être maîtrisés. Dans un communiqué de presse, il est aussi dit que " tous les États membres doivent prendre des mesures pour éviter la contamination d'OGM dans l'agriculture conventionnelle ou biologique, et assurer que les auteurs de tels incidents soient tenus responsables financièrement ". Contrairement aux États-Unis, la culture de produits génétiquement modifiés demeure marginale en Europe. Seuls un maïs et une pomme de terre OGM ont l'autorisation d'être cultivés dans les pays membres de l'Union européenne.

 

Source : http://www.laterre.ca/alimentation/oui-letiquetage-des-produits-ogm/,06/07/2011