Le Parlement européen demande un plan de lutte contre la mortalité des pollinisateurs

Le 1er mars, le Parlement européen a adopté son rapport sur les enjeux du secteur apicole de l’Union européenne (rapport Erdos), qui demande à la Commission et aux Pays membres la mise en place d’un véritable plan de lutte pour la protection des pollinisateurs.

Les députés européens soulignent l’urgence de cette problématique et prônent ainsi la conversion vers un modèle agricole moins dépendant des pesticides « et qui valorise davantage les services écosystémiques ». Une réforme de la PAC « plus tournée vers l’agroécologie » est donc souhaitée. Le rapport « exige des règles plus strictes concernant les produits phytopharmaceutiques », mais aussi l’interdiction des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

« Il est également essentiel de s’attaquer au miel frelaté, qui porte un préjudice considérable aux apiculteurs européens, et expose les consommateurs à des risques sanitaires graves. Un tiers du miel vendu en Europe est frelaté, ce qui est un record en termes de fraude pour un produit alimentaire », pointe le groupe socialiste et démocrate du Parlement, reprenant un argument du rapport. La Commission européenne est interpellée afin de renforcer l’étiquetage et l’information des consommateurs, ainsi que le contrôle des importations.

Le rapport préconise également un renforcement de la formation et de la professionnalisation dans le secteur apicole européen, qui passerait notamment par une augmentation de 50 % du budget alloué aux programmes apicoles nationaux.

Par ailleurs, le rapport adopté par le Parlement souligne l’importance du développement de la recherche pour la lutte contre les parasites. « Nous appelons également à ce que la future politique agricole identifie l’apithérapie comme une priorité, et permette de valoriser les multiples propriétés médicinales que comportent le miel et le pollen », est-il précisé.