La quantité de résidus chimiques dans les assiettes évaluée par l'Anses

L'étude nationale de surveillance des expositions alimentaires aux substances chimiques menée par l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail) et présentée le 29 juin 2011, s'est déroulée de 2006 à 2010. Partant de l'analyse des comportements d'achats, de préparation et de consommation alimentaire des Français, elle a permis de réaliser une sélection d'aliments " tels que consommés ", représentatifs de 90 % de la consommation.

20 000 produits alimentaires ont ainsi été analysés pour détecter la présence de 445 substances chimiques, donnant naissance à une base de données de 250 000 résultats.

Une douzaine de substances sont restées dans la zone de risque, parmi lesquelles une forte proportion de composés inorganiques : cadmium, arsenic organique, aluminium et méthylmercure. Dans le cas du cadmium, les céréales et produits à base de céréales sont contributeurs à hauteur de 35 % de l'exposition, les pommes de terre à hauteur de 12 % , le solde étant lié à sa présence dans l'eau, le sol, l'air. Des taux en phase avec les données officielles des autres pays européens, comme l'essentiel des informations recueillies dans l'étude.

Autre exemple : celui du déoxynivalénol, une mycotoxine produite par des moisissures sur les céréales ou les fruits secs. La contribution est pour 60 % due au pain, 10 % aux pâtisseries et gâteaux, 8 % aux pâtes et 22 % aux autres aliments. Moins de 1 % des adultes et 5 % des enfants dépassent potentiellement la VTR (Valeur toxicologique de référence).

Troisième et dernier exemple : le diméthoate, un insecticide, a été détecté à des normes dépassant la valeur toxique de référence sur un peu plus de 1 % de la population, dans le cas d'une consommation d'un kilo de cerises par semaine tout au long de l'année.

 Source : www.campagnesetenvironnement.fr, 30/06/11