Témoignages d'agriculteurs bio sur des alternatives aux intrants litigieux

Comment se passer d’intrants considéré comme litigieux en AB ?

Des agriculteurs bio de la région Aura ont témoigné sur leurs pratiques dans le cadre du projet européen Organic-PLUS

Au printemps 2020, ABioDoc a demandé à quatre étudiants de la Licence Professionnelle ABCD (Agriculture Biologique, Conseil et Développement) de Clermont-Ferrand de réaliser des enquêtes sur des fermes biologiques dites « remarquables », c’est-à-dire des fermes qui utilisent peu ou pas d’intrants considérés comme litigieux en AB. L’objectif était de recueillir des données sur les alternatives mises en place par ces agriculteurs (données techniques, technico-économiques et durabilité de ces alternatives). Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet européen Organic-PLUS

Ces enquêtes ont conduit à l’élaboration de 3 brochures : deux sur des fermes maraîchères bio et une sur une ferme laitière bio, toutes basées en Auvergne-Rhône-Alpes. Elles fournissent le témoignage des producteurs et expliquent comment ces derniers ont réussi à inscrire des méthodes alternatives dans leur système de production :

  • Guy Rugemer (ferme nommée « Les Jardins de Paillis », en maraîchage sur sol vivant, basée dans le Puy-de-Dôme) n’achète plus de terreau (souvent confectionné à partir de tourbe) pour réaliser ses semis en pots. Il confectionne lui-même son support de culture à l’aide de compost de déchets verts fortement décomposé. Il a également souhaité limiter son utilisation de plastique et mise plutôt sur des paillages organiques pour limiter le développement des adventices.
  • Didier Flipo (maraîcher double actif basé dans le Cantal, également en maraîchage sur sol vivant) utilise les mêmes alternatives que Guy Rugemer mais les intègrent différemment dans son système de production ;
  • Marc Dumas, éleveur laitier basé dans la Loire et situé en zone de montagne, n’utilise plus d’antiparasitaires chimiques et quasiment plus de traitements allopathiques. Pour améliorer la santé de son troupeau, il a revu ses pratiques d’élevage et a recours à la phytothérapie et l’aromathérapie pour prévenir et soigner les principaux problèmes de santé : parasitisme gastro-intestinal, mammites, boiteries…
Date de parution: 
septembre, 2020