Pas d'article dans la liste.
Conférence 2010 des régions sans OGM
Tél. : + 49 (0) 30 275 903 09 / Fax : + (0) 30 275 903...
En novembre 2008, le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures), qui est une
association spécialisée sur l’utilisation des pesticides dans l’agriculture en France, publiait sur son site Internet les résultats d’analyses effectuées par un laboratoire allemand sur du raisin acheté en grande
surface, en France. L’enquête, effectuée dans cinq pays européens par cinq associations, concluait à des
résidus de pesticides sur 99,2 % des raisins testés.
En février 2009, la FNPRT (Fédération nationale des producteurs de raisin de table) attaquait l’association, lui demandant notamment des dommages et intérêts de 500 000 euros – soit cinq fois le budget annuel du MDRGF – au motif d’une baisse des ventes de raisins.
Le MDRGF a été assigné devant le tribunal de Paris pour dénigrement par la FNPRT. L’affaire a été examinée, mercredi 6 janvier.
Me Patrick Gontard, défenseur de la FNPRT, a déclaré : « L’agriculture traditionnelle a toujours utilisé les pesticides. La question n’est pas de savoir s’il y a des résidus de pesticides, mais si ces résidus dépassent les normes. »
Quelques minutes plus tard, l’avocate du MDRGF, Corinne Lepage, lui répondait : « Mais le problème ce n’est pas ça : le problème c’est que ça se sache ! »
L’ancienne ministre de l’environnement, favorable à un statut pour les « lanceurs d’alerte », n’a pas accepté par hasard de défendre le MDRGF. Selon elle, ce procès relève de « l’intimidation à l’égard des
associations qui disent des choses et, derrière, à l’égard de la presse qui les reprend ».
Pour Me Alexandre Faro, qui défendait également le MDRGF, l’étude, publiée fin novembre 2009, ne peut pas être la cause réelle de la baisse des ventes de
raisin, qui s’effectuent majoritairement d’août à octobre. Les avocats de l’association ont réclamé 5 000 euros de dommages et intérêts pour procédure
abusive.
La décision du tribunal a été mise en délibéré au 10 février.
Source : Le Monde, 07/01/10