Références technico-économiques

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Onglets secondaires

Interventions de la journée Technique Autonomie du 12 septembre 2012.

Cette journée sur le thème de l’Autonomie en élevages biologiques a compté une quinzaine d’interventions dans le cadre d’une plénière et de deux ateliers.

Vous trouverez ci après les intitulés des diverses interventions selon leur moment de présentation (plénière ou en ateliers) ainsi que les liens pour télécharger les documents et supports utilisés pour ces interventions.

L’autonomie alimentaire en élevages biologiques : éléments de contexte (Plénière)

Interventions faites en plénière :

—La recherche sur l’Autonomie en Bio : « L’autonomie alimentaire en questions en élevages biologiques » (André Ledu, ITAB)

Téléchargement de la présentation

—Autonomie alimentaire dans les élevages de ruminants biologiques du Massif Central :

  • Focus sur l’autonomie alimentaire des élevages Bovins Allaitants : étude pluriannuelle selon les systèmes de production. (Julien Belvèze, Institut de l’Elevage)

Résumé de l'intervention:

Entre 2008 et 2010, 24 exploitations en production de bovins allaitants ont été suivies dans le cadre du « projet système » du pole Bio Massif Central. Ces fermes sont suivies de manière pluriannuelle par les Chambres d’ Agriculture du Massif Central, l’INRA et l’Institut de l’Elevage. Les éléments techniques et économiques collectés permettent de calculer les niveaux d’autonomie alimentaire globale et d’autonomie permise par les fourrages produits sur l’exploitation pour chaque élevage, à partir du calcul du besoin total en UF du troupeau (nombre d’UGB du troupeau * 3 660 UF/UGB). Les élevages bovins viande sont très autonomes avec 95 % d’autonomie globale en UF dont 90 % permise par les fourrages de l’exploitation. L’autonomie en concentrés autoproduits est en moyenne de 57 % en 2010 pour le groupe d’exploitation suivi, soit 5 % des besoins en UF. Enfin, les achats de fourrages ou de concentrés apportent les 5 % d’UF restant pour couvrir les besoins du troupeau. Ces résultats moyens cachent une diversité des situations par rapport à l’autonomie globale des exploitations selon les systèmes qui varie de 57 % à 100 %. L’orientation vers la finition des animaux engendre un recours à l’utilisation de concentrés souvent achetés. Les exploitations pouvant produire des céréales sont plus autonomes que les autres. En revanche, l’engagement vers une finition importante des animaux sans céréales autoproduites implique des achats importants de concentrés et la recherche d’une valorisation de produits supérieure généralement par la vente directe.
En conclusion, l’autonomie alimentaire des exploitations d’élevages bovins viande en agriculture biologique s’analyse au regard des potentialités du milieu, des objectifs de finition et de la valorisation des produits issus de l’élevage pour rechercher le compromis adéquat.

Résumé de l'intervention.

Téléchargement de l'intervention:

  • Les profils d'achats alimentaires des exploitations d'élevage herbivores AB du Massif Central (Sébastien Feuillade, Pole AB MC)

Résumé de l'intervention:

En 2010, une enquête thématique sur le thème de l’autonomie alimentaire a été réalisée dans le cadre du projet « Systèmes ». Cette enquête a porté sur les quatre filières herbivores du Massif Central : Bovins lait et viande et Ovins lait et viande. Cette étude avait pour objectif de recueillir des données concernant entre autres les profils d’achats des éleveurs de l’échantillon. Il était demandé aux éleveurs de renseigner leurs fréquences et stratégies d’achats de fourrages et de concentrés. Parmi ces catégories d’aliments, on retrouvait majoritairement des achats de foin sec pour les fourrages et des achats de luzerne déshydratée, de céréales, de concentrés protéiques et de complémentaires complets pour les concentrés.
Après analyse, il s’est avéré que certaines filières achètent plus souvent que d’autres. Les élevages de l’échantillon Ovins lait ont tendance à être peu autonomes. En effet, leurs achats de luzerne déshydratée a lieu tous les ans et ce pour tous les éleveurs de l’échantillon. D’autre part, elle est la filière qui achète le plus de fourrages (600 kg MS/UGB/an) et de concentrés (840 kg/UGB/an).
En revanche, la filière bovine allaitante est la plus autonome de l’échantillon. Néanmoins ses achats de paille litière restent élevés (676 kg MS/UGB/an).
La filière ovine allaitante, quant à elle, achète surtout des aliments complets (82 % des éleveurs en achètent tous les ans). Ses achats de concentrés son chiffrés à 440 kg/UGB/an.
Pour la majorité des éleveurs bovins laitiers, les achats sont plutôt occasionnels et peu d’entre eux achètent tous les ans.
De manière globale, les profils d’achats sont assez différents d’une filière à une autre. Dans la majorité des cas, les achats des éleveurs sont très liés au contexte pédoclimatique de leur exploitation ainsi qu’à leurs objectifs de production.

Résumé de l'intervention.

Téléchargement de l'intervention:

  • Autonomie alimentaire : Quelle(s) corrélation(s) avec les pratiques de gestion des surfaces fourragères et de l’alimentation ? (Aurélie Belleil, ABioDoc)

Résumé de l'intervention:

Dans le cadre de l’enquête Autonomie du projet Systèmes, les 66 éleveurs des quatre filières (BL, BV, OL, OV) ont été interrogés sur les pratiques de gestion des surfaces fourragères et de l’alimentation qu’ils mettaient en place, ainsi que sur les fréquences de celles-ci.
L’analyse des corrélations montre que l’application des pratiques de gestion en lien avec l’autonomie alimentaire des élevages est d’abord liée aux spécifiques des quatre filières considérées (niveaux d’intensification, modes de consommation…).
Pour les quatre filières, le choix des pratiques mises en place dépend également fortement des zones dans lesquelles se trouvent les élevages. Les potentialités de chacune en termes de contextes pédologique, climatique ou encore topographique conditionnent la gestion des systèmes agricoles. Ainsi, les choix des éleveurs sont limités et ils doivent d’abord se porter sur l’adaptation à la zone pédoclimatique avant de se tourner vers l’optimisation de l’autonomie alimentaire.
Globalement, et ce pour les 66 élevages de l’échantillon et pour les quatre filières considérées, les zones herbagères et les zones de montagne de piémont sont plus favorables à une bonne autonomie alimentaire que les zones de montagnes d’altitude. Leurs contextes pédoclimatiques permettent en effet des pratiques plus souples de gestion de la fauche et du pâturage, ainsi que la mise en place de cultures pour la production de concentrés.

Résumé de l'intervention.

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L’autonomie alimentaire en question : raisonner à l’échelle du système (Atelier 1 animé par Anne Charlotte Dockès, Institut de l’Elevage)

Interventions faites dans l’atelier 1 :

—Bien raisonner son système : présentation de fermes et témoignages

  • Bien raisonner son système : exemple de la ferme du lycée de Naves  (M. Desmidt, Chambre d’A. de la Corrèze, C. Pouget et Hervé Longy, lycée de Naves)

Résumé de l'intervention:

" L'expérience de l'exploitation agricole de l'EPL de Tulle Naves Cornil" : à partir d'une approche "historique des thèmes d'expérimentation de l'exploitation agricole du lycée sur son territoire, Christophe Pouget de l'EPL de Naves s'efforce de montrer la façon dont le concept d'autonomie est apparu et s'est précisé au fil du temps; que ce soit au travers des évolutions de l'exploitation et de ses productions, mais aussi au niveau plus conceptuel et opérationnel au fil des équipes multipartenariales ayant pour habitude de travailler avec l'exploitation…
Ou comment d'une approche thématique et conjoncturelle (économie, protéines,…), en passant par l'apport de la démarche Agriculture Durable, on arrive à des approches nécessairement systémiques dont il est possible de tirer certains enseignements :

- L’approche Système est indispensable.

- Différents objectifs sont possibles ; avec des priorités identifiées.

- Toutes les composantes d’un système interagissent inévitablement les unes avec les autres;

- Des variations et évolutions internes au système sont possibles pour doter ce dernier d’une capacité d’adaptation aux changements que ce soit à court ou moyen terme (flexibilité et résilience).

- Les solutions sont techniques, économiques….et mentales …. Car…..

N’oublions pas qu’être autonome, c’est « jouir de la possibilité de décider […] » (Petit Larousse)
Mais pour aborder cette dimension systémique complexe des outils de simulation et d'aide à la décision sont indispensables; en particulier dans le cadre de la conversion, mais aussi dans le cas d'évolutions des systèmes;
Michel Desmidt de la CDA 19; expert régional en autonomie des exploitations présente l'outil qu'il a développé dans cet objectif.

A partir de 2 réflexions "de base" :

- Organisation de l’espace

~ Faire de la nature une alliée (la taille des parcelles, la place de l’arbre…)

~ Donner une image en lien avec la production

- Réflexion sur l’agro-système

~ Assolement
~ Rotation
~ Les animaux et leur place
~ La vivabilité
~ La viabilité

Les critères techniques utilisés pour les calculs sont présentés et situés par rapport au système exploitation.
Ce qui permet de confirmer les finalités de l'outil :

- Proposer plusieurs simulations en fonction des différentes variabilités possibles qui influent le système dans sa globalité

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  • L’autonomie alimentaire : un objectif à atteindre, mais une réalité tout autre en production ovine laitière biologique (Résultats techniques et technico-économiques des élevages ovins lait bio / Une exploitation ovins lait bio non autonome : les conditions de réussite)  (G. Noubel, Unotec, & JL Solignac, agriculteur)

Résumé de l'intervention:

La Chambre d’Agriculture de l’Aveyron a spécialisé des conseillers en AB pour les principales filières animales du département (bovin lait, bovin viande, etc.). Pour la filière ovin lait bio, cette mission a été partagée avec UNOTEC (organisme de contrôle laitier, appui technique et insémination artificielle auprès des éleveurs aveyronnais ovins lait du Rayon de Roquefort) qui accompagne les éleveurs ovin lait produisant en Agriculture Biologique depuis plusieurs années.
En 2011, l’organisme a suivi 59 éleveurs qui ont réalisés une conversion du sol vers l’Agriculture Biologique (en parallèle 680 exploitations sont suivies en conventionnel) dont 40 ont effectués leur livraison en Bio. 33 résultats d’ateliers techniques et technico-économiques ont été dépouillés.
Parmi ces exploitations, 82% sont spécialisées en ovin lait. Elles possèdent des structures (foncier et cheptel) au dessus des moyennes rencontrées (93 ha de SAU et 481 brebis présentes à la mise bas) pour une main d’oeuvre présente en moyenne de deux personnes.
Ces exploitations sont situées essentiellement sur les Causses du centre ou du sud de l’Aveyron, le Lévezou et le Ségala. Les exploitations situées dans ces deux dernières régions sont souvent plus récentes dans la production en agriculture biologique (années 2000).
Les résultats de reproduction en Bio (en monte naturelle obligatoirement) correspondent aux résultats attendus avec une monte naturelle classique (taux de mises bas voisins des 91% et taux de prolificité à 1,4 agneaux nés par brebis). Les luttes précoces de printemps posent problème pour les agnelles avec un pourcentage de d’animaux vides assez élevé. La majorité des élevages est toutefois en traite tardive.
Les niveaux de production laitière sont supérieures à ceux observés en conventionnel (277 litres par brebis traite contre 259 litres en conventionnel) avec des durées de traite un peu plus élevées. Malgré tout, les performances peuvent être très hétérogènes d’un élevage à l’autre (103 à 357 litres !). La qualité chimique du lait à 126 g de MSU se situe au dessous des moyennes rencontrées.
Le prix moyen du lait est de 1241 €/1000 litres avec des variations suivant les points de livraison. Le produit lait par brebis est en moyenne de 281 € contre 226 € en conventionnel.
L’autonomie alimentaire reste un point de vigilance des éleveurs. Les assolements sont souvent à base de légumineuses. Malgré tout, la quantité de fourrages récoltés est inférieure au conventionnel avec 335 Kg de MS par brebis contre 438 Kg de MS. Pour compenser les déficits fourragers, les éleveurs ont recours à des achats de foin ou luzerne déshydratée (en moyenne 110 kg de MS par brebis). Ces achats de grossiers étant de qualité, et au vu du prix des intrants en Bio, les éleveurs utilisent une quantité plus faible de concentré qu’en conventionnel avec une part importante de céréales auto-consommées . Au total 75 € d’alimentation sont nécessaires en moyenne pour couvrir les besoins des troupeaux.
En fonction des régions naturelles, des niveaux de production laitière et de l’autonomie fourragère des exploitations, les charges d’alimentation sont très variables. La marge sur coût alimentaire se situe à 206 € (158 € en 2011 en conventionnel). En moyenne 28 % de la recette du lait sert à payer les charges d’alimentation du troupeau. Ces résultats varient de 7% à 52%.
UNOTEC a adapté ses suivis pour mieux accompagner les éleveurs Bio en leur proposant un appui technique adapté sur le sol, le troupeau et l’évaluation des résultats économiques. Un groupe de 24 éleveurs s’est même mis en place depuis 3 ans pour échanger 4 à 5 fois par an sur leurs pratiques.

Présentation d’une exploitation ovin lait bio déficitaire en fourrages, les conditions de réussite et témoignage de l’éleveur sur le choix d’orientation de la structure de production.
L’exploitation ovin lait bio compte 362 brebis présentes sur une surface agricole utile de 77 ha. La production de lait est de 256 litres / brebis traite en 2011, en augmentation en 2012.
L’assolement est constitué de 9 ha de céréales d’hivers, de 4,4 ha de céréales de printemps avec une implantation d’une prairie longue durée, de 26 ha de prairies temporaires, de 17 ha de prairie permanente et de 20,6 ha de parcours.
Le chargement apparent est de 1,4 UGB / ha SFP pour un chargement réel de 0,9 UGB / ha SFP. En d’autres termes, 1/3 du cheptel est nourri grâce à des achats extérieurs (chiffres 2011).
L’exploitation est aujourd’hui viable et vivable.
Quelles sont les conditions de réussite du fonctionnement du système d’exploitation ? Quelles sont les motivations et les perspectives de l’éleveur ?

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Téléchargement du diaporama de l'intervention: élevage ovin lait aveyronnais

Téléchargement du diaporama de l'intervention: L’autonomie alimentaire : un objectif à atteindre, mais une réalité tout autre en production ovine laitière biologique

  • L’autonomie alimentaire à travers la plateforme de recherche en AB en production ovine allaitante de l’INRA de Clermont-Ferrand Theix  (Gabriel Laignel, INRA Theix)

Résumé de l'intervention:

Créée en 2000, la plateforme de recherche en AB du centre INRA de Clermont-Ferrand Theix comprend trois dispositifs :


1/ un dispositif permettant des approches analytiques sur la qualité des produits, le parasitisme et la traçabilité du mode d’alimentation à l’Unité Expérimentale des Monts d’Auvergne sur le site d’Orcival.


2/ un dispositif permettant des approches systèmes à l’Unité de Recherche sur les Herbivores sur le site de Redon.


3/ un réseau de 49 exploitations ovines allaitantes en zone défavorisée du Massif-Central Nord et sur sa périphérie à l’Unité de Recherche sur les Herbivores.


Les approches analytiques :
Ces approches ne concernent pas l’autonomie de l’exploitation et ne seront donc pas évoquées ici.
Le réseau de 49 exploitations ovines allaitantes en 2010 :
Ce réseau, non représentatif, a pour objet de mettre en évidence un potentiel de production et de revenu dans un contexte et dans une zone, pour une micro région. Un premier groupe de 14 éleveurs se trouve en zone herbagère de plaine (sud de la Vienne et Allier) avec majoritairement des races herbagères, dont 3 sont en AB. Un second groupe de 35 exploitations est en zone de montagne ou semi-montagne avec majoritairement des races rustiques, dont 10 sont en AB. Parmi ces 10, 4 sont des fermes de lycée ou de station expérimentale.
Quelques observations technico-économiques en rapport avec l’AB et l’autonomie alimentaire :
- Les agneaux issus des races herbagères ont des poids et des prix/kg supérieurs à ceux des races rustiques, grâce à une meilleure conformation. Ceci explique, pour la zone herbagère, une plus-value des agneaux bio par rapport aux agneaux conventionnels de seulement 9%, contre 11% pour la zone rustique.
- Les exploitations en AB sont moins consommatrices de concentrés que les conventionnelles, mais ont une productivité inférieure pour la zone rustique.
- La marge par brebis est maximisée pour une productivité numérique supérieure à 120% associée à une consommation de fourrages produits sur l’exploitation et à une consommation de concentrés achetés ou produits inférieure ou égale à 120 kg par brebis pour le couple mère-agneaux.
L’autonomie fourragère en UF se définit par la part des besoins en UF du troupeau couverts par les fourrages de l’exploitation.
L’autonomie alimentaire en UF se définit par la part des besoins en UF du troupeau couverts par les fourrages et les céréales de l’exploitation.
Les autonomies fourragère et alimentaire ne sont pas corrélées avec la marge par brebis. Toutefois, les exploitations les plus autonomes sont celles qui ont le moins de charges d’alimentation.


L’autonomie globale de l’exploitation peut-être maximisée de deux façons :


1/ en étant autonome en fourrage, ce qui nécessite un effectif d’animaux adapté au potentiel fourrager de l’exploitation.


2/ en étant le plus possible autonome en concentré, ce qui est d’autant plus facile à atteindre que l’autonomie fourragère est élevée.


Les approches systèmes :
Le domaine INRA de Redon, dans le Puy de Dôme, a été converti à l’AB en 2000. Deux troupeaux de 120 brebis chacun sur 2 x 27 ha de SAU dont 1,5 à 2 ha de cultures par système, ont été conduits selon des rythmes et des périodes d’agnelage différents. Les conséquences des pratiques et les résultats technico-économiques ont été comparés.
De 2000 à 2003, dans le respect du cahier des charges, deux conceptions de l’AB ont été étudiées :


1/ un système dit « herbager » (SH) avec un agnelage par brebis et par an fractionné sur deux périodes, 55% des agnelages en mars et 45% en novembre. Un maximum d’agneaux a été engraissé à l’herbe sur l’agnelage de mars, et l’utilisation des fourrages a été maximisée.


2/ un système dit « accéléré » (SA) avec un rythme de trois agnelages en deux ans pour des périodes d’agnelage en mars, mai et novembre. L’objectif était de concilier une forte productivité numérique et le respect du cahier des charges.


Les enjeux étaient : la réussite de la reproduction en contre-saison pour des agnelages en novembre ; la maîtrise du parasitisme et des problèmes sanitaires – la maîtrise de la qualité des produits – maximiser la marge par brebis.
Les résultats : la productivité numérique maximale en SA a été obtenue en 2002, soit 193% pour une consommation de 175 kg de concentrés. La marge par brebis était identique à celle du SH avec 152% de productivité numérique et une consommation de 113 kg de concentrés.
L’accélération du rythme de mise-bas a engendré une quantité de concentrés consommés importante, à un prix élevé en AB, en raison de la présence de brebis à forts besoins tout au long de l’année et du sevrage précoce des agneaux. La maîtrise de cette quantité est donc à privilégier, sans rechercher une maximisation de la productivité numérique. L’accélération du rythme d’agnelage ne se justifie par en AB.
De 2003 à 2008, un seul lot de 120 brebis était conduit en expérimentation système. Au regard des conclusions précédentes, l’autonomie alimentaire maximale a été recherchée. Les périodes d’agnelage du SH précédent ont été maintenues, mais la répartition des agnelages a été modifiée : en mars elles sont passées de 55 à 65% et en novembre de 45 à 35%.


Les résultats : une autonomie fourragère de 86% et une autonomie alimentaire de 95% grâce à une consommation modérée de concentrés consommés (96 kg par brebis pour 159% de productivité numérique) majoritairement autoproduits (à 66%).
De 2009 à 2013, deux lots ont à nouveau été constitués afin de concevoir des systèmes ovins résistants aux aléas des prix, de la reproduction, des difficultés sanitaires, du climat.


1/ un système « Autonome » (SAut) dont l’objectif est de faire coïncider les forts besoins du troupeau (périodes de lactation des brebis) avec la pousse de l’herbe. Il s’agir du SH décalé, 65% des agnelages en avril et 35 % en septembre. Le pâturage des brebis, y compris hivernal, est maximisé.
Les enjeux sont : la réussite de la lutte d’avril (agnelages de septembre) sans traitements hormonaux ; la réussite des agnelages à l’herbe ; la gestion du parasitisme.


2/ un système « Fractionné » (SF) dont l’objectif est l’étalement des besoins du troupeau dans l’année par la multiplication des périodes d’agnelage : 65% des agnelages au 1er semestre répartis sur février et avril, et 35% au 2ème semestre répartis sur septembre et novembre. Les incertitudes sont les quantités de concentrés consommés, la régularité du nombre d’agnelage par période et l’importance de la complexité du travail.
Les résultats : ils ne sont pas définitifs. Les tendances sont une consommation d’aliments concentrés inférieure en SAut, donc une meilleure autonomie alimentaire, mais moins de productivité numérique (fertilité sur l’agnelage de septembre incertaine sans possibilités de rattrapage). Le SF demande plus de travail que le SAut. Le SAut est pénalisé par un pourcentage important d’agnelages à l’herbe soumis aux risques de prédations et de toxémies de gestation.


Pour conclure :
Au regard des expérimentations précédentes, des pratiques se dégagent favorisant l’autonomie :
- Adapter l’effectif de brebis au potentiel agronomique de l’exploitation et aux pratiques d’élevage (pâturage rationné ou continu, agneaux engraissés à l’herbe …).
- Faire coïncider les forts besoins du troupeau avec la pousse de l’herbe en tenant compte des contraintes de reproduction, des contraintes climatiques, du travail et des débouchés.
- Favoriser une herbe de qualité par la présence de légumineuses, par le pâturage rationné, par des fauches précoces.
- Récolter des fourrages de qualité.
- Prévoir 30 à 50% de stocks fourragers d’avance.
- Produire si possible ses concentrés.
L’autonomie n’est qu’un élément de la durabilité des systèmes. La productivité numérique impacte très fortement la consommation de concentrés et peut donc avoir des conséquences sur l’autonomie. La viabilité des systèmes ovins passe par un équilibre entre consommation de concentrés à minorer et productivité numérique à maximiser.
Enfin, d’un point de vue social, une forte autonomie minore les échanges économiques entre exploitations ou entre régions. D’autres échanges sociaux sont peut-être à imaginer.

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— Bien raisonner son système à la conversion : présentation de deux outils d’aide au conseil et à la décision

  • Bien raisonner l'évolution de son système bovin lait pour réussir sa conversion AB  (Jean Luc Reuillon, Institut de l’Elevage)

Résumé de l'intervention:

La conversion d’un système conventionnel en agriculture biologique nécessite en général de revoir tout l’équilibre du système d’exploitation. C’est particulièrement vrai pour un système bovin lait où il faut s’assurer à la fois de la cohérence entre production des surfaces et besoin des animaux. Les projets possibles sont multiples, mais pour être durables (viables, vivables et reproductibles,) ils doivent tenir compte à la fois des objectifs de (ou des) éleveur(s), des atouts et contraintes de l’exploitation ainsi que des résultats technico-économiques en agriculture biologique adaptés à la zone pédoclimatique de l’élevage. Pour aider les éleveurs et leurs conseillers dans cette construction de projets cohérents, le Casdar MontagneBio a mis au point une feuille de calcul informatisée permettant par une approche « d’allers-retours » de trouver le ou les équilibres de systèmes (projets) qui répond(ent) au mieux à ces différents jeux d’atouts contraintes. Ce calculateur a été appelé de l’acronyme CAPEL (pour Conception Assistée de Projet en Elevage Laitier). Le cahier des charges n’était pas de proposer une étude de projet bio détaillée, mais d’intervenir au moment de la prise de décision, au moment on se demande si « c’est faisable ou pas ». Pour ce faire nous nous sommes fondés sur plusieurs principes :


1- tout d’abord sélectionner le minimum d’informations nécessaires pour tracer les contours du projet : un jeu de 25 informations a été retenu pour cette phase.


2- Permettre au(x) décideur(s) par une approche par essais et erreurs, de tester plusieurs solutions possibles, afin de retenir la plus adaptée au jeu d’atouts-contraintes.


3- Mobiliser largement les références systèmes mise au point dans le réseau de fermes référence AB. Ces références ne se substituent pas aux données de l’élevage mais sont utilisées comme objectif à atteindre ou comme garde-fous.


4- Permettre à l’utilisateur d’approfondir un projet grâce à des modules complémentaires optionnels, comme : le rationnement des vaches laitières, l’assolement, l’économie…
CAPEL a été beaucoup utilisé dans le département de la Loire, où plus de 80 exploitations laitières y ont eu recours pour prendre leur décision, suite à la demande de lait bio d’une laiterie dans la région des monts du Pilat, ainsi que dans le Rhône. Il évolue actuellement pour répondre à des demandes autres que celles de la reconversion AB, notamment celle de la diversification des systèmes fourragers (région Centre).

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  • Caler un nouveau système fourrager lors d’un passage en AB : présentation d’un outil méthodologique  (Stéphane Doumayzel, Chambre de l’A. de l’Aveyron)

Résumé de l'intervention:

- Comment raisonner un nouvel équilibre sol / troupeau lors d’un passage en AB ?


- Présentation à partir d’un exemple d’une exploitation ovine laitière.


La Chambre d’Agriculture de l’Aveyron (Mission AB et Référence) a mis en place un outil méthodologique pour étudier l’évolution du système fourrager lors d’un
passage en AB à destination, notamment, des conseillers d’entreprise. L’objectif de ce guide est de fixer les étapes successives à prendre en compte avec l’éleveur pour élaborer un nouvel équilibre sol / troupeau lors d’une conversion en agriculture biologique.


Les grandes étapes prises en compte dans l’outil méthodologique :


- Prise en compte du système d’exploitation

- Positionnement de l’exploitation / chargement potentiel (des critères pour estimer le potentiel de rendement fourrager)

- Calage des rotations

- Composition du(es) troupeau(x)

- Les besoins en concentrés et en paille

- L’équilibre stocks / pâture

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L’autonomie alimentaire en question :diversifier les ressources (Atelier 2  animé par Mathieu Capitaine, VetAgro Sup)

Interventions faites dans l’atelier 2 :

—Raisonner l’autonomie à l’échelle d’un territoire : exemples d’initiatives en monogastriques  (Jean françois Deglorie, Eleveurs Bio de France)

Résumé de l'intervention:

L’autonomie alimentaire en élevage monogastrique est une organisation à plusieurs niveaux :
Sur les fermes, autant que faire se peut, et complémentaire à l’échelle du territoire.
Pour illustrer le propos, 2 exemples d’organisation, avec les structures économiques d’éleveurs Bio Direct et Volailles Bio Bocage.
Pour Bio Direct, les éleveurs de porcs bios organisés dans leur propre structure, ont construit une filière nationale depuis plus de 12 ans, ancrée sur le grand Ouest. Elle constitue la 1ière filière biologique de porcs bio française en volumes de production et cheptels.
Bio Direct, c’est 100% d’éleveurs bio, fédérés, en poursuivant des objectifs d’indépendance, de systèmes à taille humaine.
Pour Bio Direct, l’autonomie, c’est une finalité partagée entre l’éleveur et le distributeur. Pour les éleveurs, il s’agit de garantir un débouché, d’accompagner techniquement la production, de produire dans un système cohérent, de sécuriser le produit final. Pour le distributeur, il s’agit de sécuriser ses approvisionnements, de garantir une qualité produit, de créer une relation pérenne avec la production et de pouvoir communiquer sur la démarche.
L’autonomie est le point de convergence entre monde de la production et de la distribution, elle lie sécurité des prix pour les uns et sécurité d’approvisionnement et communication pour les autres.
En élevage, l’autonomie c’est la combinaison de lien au sol, garantie d’approvisionnement en graines françaises, FAF et suivi technique pour la maîtrise du prix de revient.
Pour garantir un approvisionnement le plus local possible, Bio Direct est reconnu Organisme Stockeur et met en oeuvre la contractualisation.
Pour le distributeur, l’autonomie c’est sécuriser un approvisionnement à travers un cahier des charges, une planification et un paiement au juste prix pour pérenniser la démarche, une communication unique qui lie l’élevage, le transformateur et le distributeur, avec un produit identifié.
Pour Volailles Bio Bocage, il s’agit de favoriser un approvisionnement local pour l’alimentation biologique des volailles. Cette association compte près de 20 éleveurs bios des Pays de la Loire et Poitou Charente ; elle a été créée il y a 5 ans. Elle est née de la volonté de toute une filière fabricant d’aliments, abattoir, transformateur, distributeur). Elle coordonne les relations entre les différents partenaires.
Production et distribution sont liées par un cahier des charges. L’origine de la matière 1ière et l’autonomie alimentaire constituent des objectifs permanents. Pour y arriver, les actions sont menées sur les fermes, entre les partenariats éleveurs et céréaliers voisins, avec les fournisseurs de matières 1ières et fabricant d’aliment. La contractualisation permet de sécuriser les approvisionnements, garantir des prix rémunérateurs à long terme, développer les partenariats entre opérateurs d’une même région.
La recherche d’autonomie illustrée par ces 2 exemples et plus largement dans d’autres filières françaises, reçoit le soutien de l’Agence BIO, dans le cadre des Fonds Avenir BIO.

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—Biodiversité des ressources, un atout pour l'autonomie et l'économie sur les fermes (Alexis Meyer, FR Civam Limousin)

Résumé de l'intervention:

1. Le travail sur les systèmes économes et autonomes du Civam ADAPA

a. Valoriser la pousse de l'herbe dans une stratégie globale de réduction des charges

Dans les années 90, un groupe d'éleveurs de Corrèze a voulu réfléchir sur la dépendance aux intrants (aliments, engrais, et fuel principalement). Après des voyages d'études et des formations, les surfaces fourragères ont été identifiées comme des ressources à mieux valoriser.
En 2004, une étude encadrée par l'équipe de l'INRA de Toulouse en collaboration avec le groupe Civam (1), ADAPA (2) a permis de mieux comprendre les caractéristiques de la pousse de l'herbe et de mettre en place des programmations de pâturage afin de mieux valoriser l'herbe aux périodes de pousse par le pâturage tournant.
Aujourd'hui, le groupe, grâce à des demi journées d'échange, continue à favoriser ces prises de recul sur l'herbe, et à travailler sur d'autres thématiques comme l'engraissement à l'herbe, la gestion de la fertilité des sols, etc...


b. Une réduction des intrants pour un meilleur revenu

Le suivi technicoéconomique des fermes du groupe a montré que la mise en place de pratiques de gestion de l'herbe permet de réduire les achats d'azote, et les consommations d'énergie par hectare. Les charges opérationnelles de la ferme sont ainsi maîtrisées. Ces évolutions de pratiques permettent donc de maintenir voir d'augmenter le revenu par travailleur car la production baisse moins que les charges. Qualitativement, les éleveurs développent des compétences techniques pour la conduite des troupeaux et des surfaces, gagnent en temps de travail, en heures de tracteur, etc...


c. Aller plus loin dans la valorisation de la « biodiversité » des parcelles

Le bilan de cette dynamique va chez certains jusqu'à une surproduction de fourrage de « trop bonne qualité et un manque de fibre! » D'autre part, les parcelles présentant des végétations seminaturelles hétérogènes (landes, zones humides, bois) sont assez répandues sur certaines fermes (de 10 à 90% de la SAU) et les éleveurs veulent aller plus loin pour maîtriser leurs évolutions et pour mieux les valoriser.


2. Renouveler son regard sur les végétations semi naturelles hétérogènes

Le constat, partagé avec la structure de recherchedéveloppement indépendante SCOPELA qui accompagne le groupe, est un manque de référentiels techniques disponibles quand on veut:

- Privilégier le pâturé plutôt que le récolté et étendre le pâturage en dehors des période de croissance de
l’herbe,

- Conserver (par choix ou par contrainte) les propriétés écologiques des milieux naturels.
Le choix des agriculteurs a donc été de construire des programmations de pâturage intégrant ces
parcelles en assumant leurs fonctionnements écologique et fourrager. A cette occasion, les éleveurs ont donc pu
renouveler leur regard sur les qualités alimentaires de ces surfaces et sur la capacité des animaux à les valoriser.
D'autre part, le pâturage constitue désormais pour eux non seulement un moyen de nourrir leurs animaux mais
aussi de gérer les dynamiques végétales.


3. Se construire une alimentation grâce à la diversité des surfaces

La présence sur les fermes de végétations diversifiées représente donc pour ces éleveurs du CIVAM ADAPA un atout pour l'autonomie et l'économie : par une meilleure connaissance des dynamiques des couverts végétaux, il est possible d'aller vers la construction de végétations pâturables tout au long de l'année. On peut
ainsi agencer la diversité des parcelles dans une programmation de pâturage de manière à favoriser le pâturé et ainsi économiser sur les charges (achat et constitution de stocks en particulier). L'optimum d'une parcelle doit alors être mis en regard de l'optimum de la ferme : « une prairie sous fougères n'a donc pas nécessairement vocation à devenir une prairie productive de printemps ! »


(1) CIVAM : Centre d'Initiative pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural
(2) ADAPA : Association pour le Developpement d'une Agriculture Plus Autonome

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—Divherba, Maison de la semence de l'AVEM – Présentation d’un film (Estelle Greyssier, Olivier Patout, AVEM et Laurent Hazart, INRA Toulouse)

Résumé de l'intervention:

Dans un contexte économique instable, les éleveurs sont confrontés à des mutations dans leurs filières : ils doivent raisonner de nouveaux choix culturaux plus économes en eau et en énergie, et adapter leurs itinéraires techniques à des spécificités territoriales nouvelles principalement liées aux changements climatiques.
Depuis plus de trente ans, l’AVEM (Association Vétérinaires Eleveurs du Millavois www.avem12.org) développe l’approche globale pour gérer la santé animale. L’appui
technique, initialement vétérinaire, a évolué par une prise en compte économique et agroenvironnementale permettant de renforcer le lien entre le sol et le troupeau pour mieux raisonner l’autonomie de l’élevage.
Dans leur recherche d’innovations, le choix des espèces et des variétés cultivées pour le fourrage ou la pâture apparait comme un levier pour s’adapter aux incertitudes de rendement et atteindre l’autonomie alimentaire.
Pour ces raisons, les éleveurs de l’AVEM ont choisi de s’organiser pour améliorer l’offre locale en semences fourragères notamment en AB :
Divherba, Maison de la Semence de l’AVEM est une structure collective portée par l’AVEM dont l’objectif est la diffusion à la fois de graines de fourragères localement adaptées et de savoir-faire concernant leur production dans les systèmes d’élevage du Millavois. Le travail consiste en plusieurs tâches :

- Répertorier et caractériser les ressources fourragères d’intérêt local

- Améliorer par sélection participative une espèce particulièrement adaptée aux systèmes bas intrants tant par sa rusticité que par ses propriétés alimentaires et
vétérinaires : le sainfoin. (travail mené en collaboration avec Laurent Hazard DR UMR AGIR 1248 INRA Toulouse)

- Construire le mode de diffusion des graines dans le club AVEM
Pour réaliser ce travail, l’AVEM a obtenu le soutien du Ministère de l’Agriculture (projet CASDAR Proabiodiv coordonné par l’ITAB : Pro-ABiodiv = Prototyper un modèle de gestion dynamique locale de l’Agrobiodiversité pour développer l’autonomie alimentaire des élevages en Agriculture Biologique et à Faibles Intrants ) , de l’Agence Nationale de la Recherche , de la Région Midi-Pyrénées et de la Communauté de Communes Millau Grands- Causses.

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—Quelles places aux prairies temporaires et aux cultures fourragères  annuelles en Massif Central ? Premiers résultats du projet MéLiBio

  • Présentation générale du projet  (Laurent Hazart, INRA Toulouse)
  • Premiers éléments sur les prairies à flore variée (Anne Glandières, Chambre régionale d’A. de Midi-Pyrénées)
  • Analyse d’enquêtes sur les Cultures fourragères annuelles (Emeline Brulurut, lycée de Rochefort Montagne)

Résumé de l'intervention:

Les CFA, ou cultures fourragères annuelles, sont des cultures introduites dans une rotation ayant pour fonction si besoin, d’apporter un complément fourrager à l’exploitation et ce en moins d’un an.
Dans le Massif Central, quelles que soient les filières et la situation géographique, les CFA sont des ressources clés du système fourrager, en particulier en agriculture biologique.
En effet, c’est une culture dont le cycle est court, intéressante dans les rotations, elle peut apporter un complément de fourrage et donc pallier à un déficit alimentaire, elle peut permettre de bénéficier d’un produit à forte valeur énergétique et/ou protéique et elle ne nécessite souvent que peu d’intrants.
Cependant, les contextes pédoclimatiques, les modes et les objectifs de production, sont trop divers pour qu'il existe une solution technique généralisable à l'ensemble des situations rencontrées. De nombreux agriculteurs bios ont développé leurs propres solutions en terme de gestion des CFA qu'il nous a semblé intéressant de recenser lors du projet MELIBIO. Quatre étudiants de Licence Pro ABCD en 2012 ont donc élaboré un questionnaire d’enquête leur permettant d’identifier les CFA qui se font dans le Massif Central, dans quel but, sous quelles conditions et avec quelles difficultés (sur la campagne 2011 principalement).
56 agriculteurs sur 350 ont répondus à l’enquête, ce qui a permis aux étudiants d’obtenir 95 expériences de CFA sur 7 départements.


L’analyse de l’enquête révèle que les CFA représentent en moyenne 12% de la SFP. Parmi les exploitations enquêtées, 50% implantent des CFA systématiquement. Les plus couramment implantées sont aussi les plus « classiques ». Les cultures moins représentées concernent surtout des mélanges, plus ou moins complexes. Les 6 CFA les plus fréquentes sont le sorgho, les céréales immatures, les mélange céréales-protéagineux, le maïs, le colza fourrager et le moha. Les deux raisons principales d’implanter des CFA pour ces exploitations sont de sécuriser ou augmenter les stocks fourragers et d’améliorer des rotations culturales.
L’enquête a montré que les CFA représentaient une alternative très intéressante dans le système fourrager et cultural des exploitations d’élevage de ruminants. Une très grande majorité des agriculteurs interrogés a validé cette constatation et souhaite continuer, voire accentuer la mise en place de CFA sur leur structure. Les résultats satisfaisants en terme de taux de réponse et de satisfaction des éleveurs interrogés confirme l’utilité de la construction et de la réalisation de cette enquête, d’autant plus que ces derniers attendent de nombreuses réponses sur les techniques d’implantation des CFA. Pour eux l’information est insuffisante et souhaiteraient être davantage accompagné par les techniciens.

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Téléchargement de la présentation: analyse d'enquêtes sur les cultures fourragères annuelles

Téléchargement de la présentation: premiers éléments sur les prairies à flore variée

Présentation d'ABioDoc: où trouver de l'information documentaire en agriculture biologique ?

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