Deux sécheresses consécutives : coup rude pour les éleveurs ; Situation dans le Grand-Est ; « Soit on augmente la surface soit on diminue le nombre de bêtes… » ; Les systèmes 100 % herbe sont les plus impactés par les sécheresses à répétition
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Auteur : VOISINE Angélique,SICOT Jean,SCHEEPERS Élise
Revue : VOIX BIOLACTEE (LA) ( ), N° 97 | p. 53-60
Editeur : BIOLAIT
Ce dossier est consacré aux impacts des sécheresses de 2018 et 2019 sur l’autonomie fourragère des élevages, et plus particulièrement des élevages laitiers bio situés dans la région Grand Est. Le premier article dresse un bilan de la situation de ces élevages en 2018. Après avoir apporté des données sur le déficit de la pousse de l’herbe, il décrit les principaux résultats d’une enquête menée par Bio en Grand Est sur les stocks fourragers et les inquiétudes des éleveurs : sur 145 fermes bio enquêtées, une centaine manquaient de stocks et appréhendaient la période hivernale. Le second article fournit des informations complémentaires sur la situation en 2019, à travers la vision d’un éleveur laitier bio de cette région (Jérôme Tournay). Ce dernier décrit les adaptations qu’il a instaurées sur sa ferme : mise en place du pâturage tournant et changement de la période de vêlage pour tarir l’été (vêlages en automne). Les deux derniers articles sont des témoignages d’éleveurs bio : la ferme de Laurent Gravier est située dans les Vosges, avec 85 ha (dont 74 ha de prairies) pour 50 vaches laitières. Il était jusqu’alors autonome mais, en 2019, il a dû acheter des fourrages pour sécuriser son bilan fourrager. La ferme du Galgenbourg est située dans le Haut Rhin. La totalité de son assolement est en prairie permanente mais, face aux sécheresses à répétition, l’exploitation rencontre aussi des difficultés pour sécuriser son autonomie fourragère.