Un nouvel outil au vignoble : Les cépages résistants se multiplient
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Auteur : FURET Arnaud
Revue : BIOFIL ( ), N° 131 | p. 50-52
Editeur : EDITIONS FITAMANT
En France, plusieurs programmes de recherche portent sur l’enrichissement de l’offre variétale en vignes résistantes, comme le programme ResDur (Résistant Durable), débuté dans les années 2000, à l’Inrae de Colmar. Les travaux se focalisent, pour le moment, sur la résistance au mildiou, à l’oïdium et un peu au black rot. L’objectif est de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. Certains membres de la filière voient ces nouveaux cépages (ex : artaban, vidoc et floreal) comme un outil supplémentaire mis à la disposition des vignerons, tandis que d’autres s’alarment de la perte de typicité des vins. Garance Marcantoni, conseillère viticole à la Chambre d’agriculture du Var, précise que ces cépages ne sont pas forcément à utiliser partout, mais qu'ils peuvent l’être dans des zones plus sensibles, comme en ZNT riverains ou près de cours d’eau. Par exemple, Antoine Pignier, vigneron en biodynamie dans le Jura, a planté quelques lignes de pinotin en bordure de parcelle, pour diminuer les traitements près des habitations (même s’il s’agit de préparations biodynamiques). Il entretient ainsi de bonnes relations avec le voisinage. Globalement, ces nouveaux cépages font encore l’objet d’essais par les instituts, mais ils commencent aussi à investir les vignes professionnelles. Cet article est complété par le témoignage de Mickaël Raynal. Ce dernier cultive plus de 30 cépages différents dans le Tarn-et-Garonne et il a observé une nette diminution des traitements sur ses vignes résistantes.