Intérêts des sorghos dans les rations de vaches laitières et face au réchauffement climatique
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Auteur : TOURNEUX J.,BLOT F.
Revue : FOURRAGES ( ), N° 244 - Produire des fourrages demain dans un contexte de changements climatiques | p. 63-68
Editeur : AFPF (Association Francophone pour les Prairies et les Fourrages)
Le maïs ensilage est historiquement le fourrage dominant dans les systèmes fourragers des élevages de Vendée et de Charente Maritime. De nombreux éleveurs sont toutefois à la recherche d’un fourrage complémentaire afin de diluer la teneur en amidon des rations sans pour autant perdre en énergie. De plus, avec l’augmentation de la fréquence des aléas climatiques et du déficit hydrique qui impactent de plus en plus la qualité et le rendement du maïs ensilage, les éleveurs souhaitaient trouver une culture moins gourmande en eau et qui supporte mieux les fortes températures. Pour tenter de répondre à ces problématiques, le sorgho a été testé dans plusieurs élevages. Dès les premières années, le constat fut le même pour tous les éleveurs : le sorgho résiste mieux aux fortes chaleurs et au déficit hydrique que le maïs et il apporte une réelle plus-value dans les rations grâce à sa valeur énergétique sous forme de sucres et de cellulose très digestible. Le sorgho fourrager monocoupe BMR a ainsi permis d’augmenter les taux butyreux et d’améliorer l’état sanitaire (taux cellulaire, boiteries…) des troupeaux. Cependant, le sorgho est une plante compliquée à cultiver du fait de sa faible vitesse d’implantation, de sa sensibilité au salissement et de son risque de verse en fin de cycle. Lors des premiers essais, l’itinéraire technique n’était pas suffisamment maitrisé et cela a conduit à des échecs. Les éleveurs ont persévéré et, même si l’itinéraire du sorgho reste toujours plus compliqué que celui du maïs, il est maintenant beaucoup mieux connu et maîtrisé.