Dossier : Diversification en plantes à parfum, aromatiques et médicinales
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Auteur : COISNE Marion
Revue : BIOFIL ( ), N° 134 | p. 20-30
Editeur : EDITIONS FITAMANT
Les PPAM (plantes à parfum, aromatiques et médicinales) peuvent représenter des ateliers de diversification intéressants. Toutefois, leur culture ne s’improvise pas, notamment en bio : il faut bien réfléchir aux débouchés en amont (afin d’éviter les marchés saturés) et bien gérer leur désherbage (c’est le poste le plus chronophage). Côté matériel, ces cultures spécifiques et délicates nécessitent des investissements ou des adaptations. Ce dossier, consacré aux PPAM, est constitué de cinq articles. Il commence par une interview de Benjamin Lemaire, ingénieur à l’Iteipmai, qui apporte des conseils pour les producteurs qui réfléchissent à se lancer en PPAM et qui s’attarde plus particulièrement sur le désherbage. L’aspect de la commercialisation est ensuite abordée : face à des marchés vite saturés, les filières se structurent, mais les conseillers et les industriels recommandent de bien réfléchir en amont, avant d’effectuer les plantations (un encart est réservé au projet Végét’Alpes qui vise à structurer les PPAM bio dans les Hautes-Alpes). L’article suivant réalise un focus sur le mildiou du basilic : cette maladie rend la culture de basilic bio compliquée en plein champ, mais de nouvelles variétés tolérantes pourraient aider à résoudre ce problème. Vient ensuite le témoignage de Catherine Mahé, qui produit des PPAM bio sur 6 ha, au sein d’une ferme en polyculture élevage en Mayenne : les PPAM sont intégrées dans les rotations et le matériel de la ferme est en partie mutualisé avec les grandes cultures. Le dernier article développe l’aspect matériel : les PPAM nécessitent souvent des matériels spécifiques qui peuvent être achetés neufs, en Cuma ou autoconstruits.