OAD destinés à la bio : Une offre encore timide
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Auteur : DHELIN Tanguy
Revue : BIOFIL ( ), N° 137 | p. 52-53
Editeur : EDITIONS FITAMANT
Alors que les outils d’aide à la décision (OAD) se multiplient, peu d’agriculteurs les prennent en main : une enquête Arvalis-BVA, réalisée en 2020, a comptabilisé 12 % d’agriculteurs utilisateurs d’OAD. Ces agriculteurs cultivent néanmoins près de 25 % des surfaces françaises. Ces chiffres doivent toutefois être nuancés car ils ne prennent pas en compte les conseils prodigués par un technicien à l’aide d’un OAD. En bio, la dynamique est encore moins importante, aussi bien du côté des producteurs que de celui des coopératives bio, par exemple. La plupart des OAD ne sont, en effet, pas utilisables par les producteurs bio, puisqu’ils concernent les traitements avec phytosanitaires de synthèse (57 % des OAD). De plus, en agriculture biologique, tout interagit, ce qui rend plus compliqué le pilotage d’un élément plus qu’un autre. Actuellement, il existe deux types d’OAD sur le marché : les outils tactiques (97 %), pour une gestion quotidienne, et les outils stratégiques (3 %), pour une gestion à plus long terme. Or, ce sont les outils stratégiques qui intéressent le plus les producteurs bio. En parallèle de cet article, un encart présente Interplay, un jeu sérieux développé par l’Inrae et l’Itab pour simuler et évaluer les services rendus par différentes associations de céréales et de légumineuses.