Culture et transformation de chanvre : « Structurer la filière : un besoin urgent ! »
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Auteur : KACHKOUCH SOUSSI Claire
Revue : BIOFIL ( ), N° 137 | p. 54-56
Editeur : EDITIONS FITAMANT
Gary Charré a repris la ferme familiale, dans le Lot-et-Garonne, en 1993. Cette ferme est composée de vignes et de grandes cultures. Quatre ans plus tard, il est rejoint par son épouse, Pascale Croc. Des changements s’amorcent alors sur l’exploitation, notamment l’enrichissement de l’assolement : douze cultures s’alternent en rotation. Les céréales sont vendues en coopérative, tandis que les protéagineux et les oléagineux sont valorisés, de plus en plus, en circuits courts. La ferme est convertie en bio en 2012. Par ailleurs, depuis 2008, les agriculteurs produisent du chanvre. Cette idée leur est venue lors d’une réunion collective. Ils ont alors commencé à produire cette culture qui ne nécessite pas d’intrant. Toutefois, ils ne valorisent que les graines, pas la paille, faute d’équipement dans leur secteur. Une fois triées et séchées, les graines sont transformées en huile ou vendues à l’état brut. Les tourteaux, riches en azote et en phosphore, mais légèrement déficitaires en potassium, peuvent être utilisés en amendement sur les cultures et les vignes, et représentent une source protéinée pour l’alimentation humaine et animale. Cet article est complété par deux encarts : l’un présente la SARL Chanvre Mellois, basée dans les Deux-Sèvres, et l’autre est dédié à l’association Chanvre Nouvelle-Aquitaine, née en février 2021.