Retour du Sival – salon du végétal spécialisé : Miser sur des ppam bio, locales et de qualité
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Auteur : RIVRY-FOURNIER Christine
Revue : BIOFIL ( ), N° 146 | p. 11-13
Editeur : ÉDITIONS FITAMANT
À l’occasion du Sival (à Angers), une table ronde a été organisée, le 19 janvier 2023, sur la filière PPAM bio, autour de la thématique suivante : le marché est-il toujours porteur ? Ces cultures à forte valeur ajoutée bénéficient d’une dynamique exceptionnelle : les surfaces de PPAM bio ont bondi de 70 % entre 2020 et 2021. Or, face au tassement du marché, la filière a besoin de mieux se structurer. Se renseigner et assurer la commercialisation de sa production restent essentiels avant de s’installer. Selon François Duveau, producteur bio et co-fondateur d’Adatris (société créée en 2010, en Anjou, qui produit et transforme des PPAM), les PPAM peuvent être une source de diversification, mais il ne faut pas minimiser les investissements car ces cultures sont exigeantes, notamment en matière de désherbage. Il préconise également de contractualiser sa production au préalable, afin d’éviter les problèmes de trésorerie. Catherine Mahé s’est installée en 2016, en s’associant à un GAEC en production laitière, au sein duquel elle a créé un atelier de PPAM bio. Ses plantes séchées ou distillées sont destinées au marché du demi-gros. Pour elle, il est important de faire partie d’une démarche collective. Ainsi, elle a intégré un GIEE (groupement d’intérêt économique et environnemental) qui la fait progresser sur des aspects aussi bien techniques qu’économiques. D’autres intervenants, comme Cécile Haridon (directrice de L’herbier d’Yves Rocher) et Marie Chupin (responsable commerciale chez Comptoir des Lys), apportent également leurs regards sur la filière.