Loi d’urgence agricole : Pour la FNAB, la place de la bio doit encore être consolidée
Le 2 juin, l’Assemblée nationale a voté, en première lecture, le projet de loi d’urgence agricole (LUA). Le texte adopté prévoit, pour les préfets, l’obligation de limiter certaines pratiques agricoles et de développer une agriculture à bas intrants – en premier lieu l’agriculture biologique, là où l’eau est la plus polluée. Deux mesures concernant le partage de l’eau vont aussi dans le bon sens. D’une part, l’Assemblée propose un partage plus équitable de l’eau avec les nouveaux agriculteurs irrigants. D’autre part, le texte prévoit que les structures qui gèrent ce partage, les organisations uniques de gestion collective (OUGC), publient leur stratégie d’irrigation et le bilan des volumes prélevés pour plus de transparence. Sur ce sujet, la FNAB demande :
- Le rétablissement de la représentation des collectivités territoriales dans les commissions locales de l’eau, car ce sont elles qui assument le traitement de l’eau ;
- La prise en compte, dans la définition des captages prioritaires, des molécules chimiques interdites qui sont retrouvées dans l’eau ;
- La priorisation du changement de pratiques agronomiques par rapport au stockage de l’eau en cas de réduction des volumes disponibles.
De plus, la LUA a permis au gouvernement et aux député-es de réaffirmer leur souhait d’atteindre 20 % de produits bio dans les cantines. Cependant, la FNAB rappelle que la loi climat avait prévu un objectif dédié plus ambitieux sur les filières animales, avec 60% de viande durable dans la restauration collective, et que cet objectif n’a pas encore été décliné en bio.
Lien : https://www.fnab.org/loi-durgence-agricole-la-place-de-la-bio-doit-etre-consolidee/
Date : 4 juin 2026 Source(s) : https://www.fnab.org