Le Movento, un pesticide dangereux de nouveau autorisé
France Nature Environnement et Générations Futures ont déposé, le 17 avril, un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Lyon contre la décision de la Directrice générale de l’Alimentation autorisant, pour la ministre de l’Agriculture, la mise sur le marché du Movento (substance active : spirotétramate) au titre de l’article 53 du règlement européen 1107/2009. Valable du 1er mars au 29 juin 2026 sur des cultures arboricoles et de petits fruits (cerisiers, pêchers-abricotiers, pommiers, poiriers, pruniers, cassissiers, groseilliers, myrtilliers),
Diminution des fermes laitières bio : Biolait alerte sur les conséquences
Entre 2022 et 2025, le nombre de fermes laitières bio en France a chuté de 13%. Or, les arrêts de production ou les déconversions, couplés aux nombreux départs en retraite d’agriculteurs, interrogent sur les conséquences directes sur la qualité de l’eau (si les terres ne sont pas maintenues en prairies), sur les équilibres territoriaux et sur le climat. Biolait rappelle son rôle déterminant dans le maintien de cet écosystème en collectant des fermes bio dont l’alimentation des vaches est constituée à 95% d’herbe. Il souligne l’importance de préserver un maillage
Décret sur le cahier des charges de France Services Agriculture : la gouvernance et le budget doivent maintenant être précisés
Le décret 2026-323 portant cahier des charges des structures de conseil et d’accompagnement du réseau France Services Agriculture a été publié, le 29 avril, au JO. Cette publication, qui fixe les prérogatives et exigences que devront remplir les structures d’accompagnement des installations et des transmissions de France Services Agriculture, est une première étape que les membres de la coalition Installons des paysans (Réseau CIVAM, FADEAR, FNAB, MIRAMAP, SOL, RENETA, Terre de Liens, InPACT) accueillent positivement. Cependant, ils déplorent que les discussions sur sa
Conférences Souveraineté alimentaire : la bio invisibilisée
Alors que se lancent un peu partout les conférences régionales de la souveraineté alimentaire, dont les objectifs sont explicitement cités dans la loi d’urgence agricole, le cadrage des travaux issus du ministère de l’Agriculture écarte l’agriculture biologique, selon l’analyse de la FNAB. La FNAB a pourtant participé à l’ensemble des groupes nationaux et a apporté des contributions écrites. Le code rural fixe l’objectif de 21% de surfaces bio en 2030, mais aucun objectif de production n’est retenu pour la bio dans les synthèses nationales par filière. La FNAB
Maintien de l’Agence BIO
Lors d’un déplacement sur l’exploitation de Bruno Martel, nommé en début d’année président de l’Agence BIO, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a assuré du maintien de l’Agence BIO. Cette prise de position met fin – au moins temporairement – aux craintes de suppression ou de démantèlement de l’Agence BIO, alimentées par des coupes budgétaires successives, le licenciement de sa directrice Laure Verdeau et des débats parlementaires visant à réduire ses moyens.
Réaction de la FNAB à l’annonce de l’affectation de 40 millions d’euros pour les MAEC
La ministre de l’Agriculture a annoncé l’affectation de 40 millions d’euros pour certaines Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (dont la bio), correspondant à des reliquats des fonds prévus pour la conversion AB de 2025. Or, la FNAB demande que l’ensemble des reliquats de conversion AB soient fléchés vers des fermes engagées en agriculture biologique, soit, selon les calculs de la FNAB, 150 millions d’euros de reliquats 2025.
Enveloppe complémentaire de 40 millions d’euros pour les zones intermédiaires et pour l’agriculture biologique
Le 8 mai, la ministre de l’Agriculture a annoncé une enveloppe complémentaire de 40 millions d’euros pour les zones intermédiaires et l’agriculture biologique, financée par une partie des reliquats de crédits européens résultant du ralentissement des conversions en agriculture biologique.
Accord commercial pour les produits bio entre l’UE et le Chili
Le Chili a obtenu, de l’Union européenne, la reconnaissance à durée indéterminée de son système de certification biologique, ce qui garantit le maintien de l’accès au marché européen pour les produits biologiques chiliens et renforce la sécurité de planification pour les exportateurs. Le Chili reste le seul pays d’Amérique du Sud à bénéficier de ce type de reconnaissance.
Déréglementation des OGM/NTG : Le conseil de l’UE vote pour
Le 21 avril 2026, 18 États membres de l’UE – dont la France – ont voté en faveur du texte qui déréglemente les OGM/NTG. Le texte est donc adopté en première lecture à la majorité qualifiée.
Rés0Pest
Une étude, publiée en février 2026 par INRAE, prouve qu’il est techniquement et économiquement possible de cultiver sans aucun pesticide de synthèse. Coordonnée par INRAE, en partenariat avec le Cirad et l’École d’ingénieurs de Purpan, l’expérience Rés0Pest, menée sur dix ans, avait pour objectif d’étudier des systèmes « zéro pesticide » en agriculture conventionnelle (possibilité d’utiliser des engrais de synthèse).
